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Le quartier BD

Parallèlement à cette action intérieure, Philippe le Bon développe une politique extérieure destinée à lui créer des alliés contre la politique du roi Louis XI de France inquiet du renforcement bourguignons autour de son royaume. Les Journées du livre russe Au Kremlin-Bicêtre, 28 et 29 janvier Les éditions Le Bruit du temps vous accueilleront sur leur stand samedi 28 et dimanche 29 janvier.

Vendredi 23 février

Le Bruit du temps

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Enfin, par le traité d' Arras , signé le 20 septembre , Philippe le Bon obtient du roi Louis XI de France le droit d'occuper Boulogne-sur-Mer et les villes de la Somme plus divers territoires.

En plus, et surtout, Philippe le Bon obtient la suppression du statut vassal de la Bourgogne à l'égard du roi de France [ 36 ]. Par ce traité, le pouvoir bourguignon devient autonome comme l'autorité installée à Bruxelles ne l'avait plus été depuis les ducs de Brabant. Toutefois, il subsiste des liens féodaux entre des seigneurs et des cités avec le Saint-Empire germanique.

Les pays sous l'autorité du duc voient s'ouvrir une perspective d'indépendance que la complexité du régime féodal modère cependant de par les allégeances de familles nobles à l'égard de l'empire allemand. Aussi, Charles le Téméraire , fils de Philippe le Bon , continuant la politique de son père, tente-t-il de renforcer son autorité sur les territoires dont il a hérité en voulant évincer tout autre pouvoir que le sien.

C'est dans ce but qu'il croit pouvoir obtenir le titre de roi que lui confèrerait l'empereur de la confédération germanique [ 37 ]. Mais il n'obtient pas ce titre par suite des intrigues du roi Louis XI de France pour qui les visées bourguignonnes constituent une menace. Entre-temps, Charles doit affronter la fronde de certains nobles et la rébellion des villes. Le 15 janvier , à Bruxelles, dans son palais du Coudenberg , il organise une cérémonie de pardon des Gantois qui s'étaient soulevés.

C'est l'occasion de déployer un faste qui doit pouvoir rivaliser avec celui dont Philippe le Bon était coutumier. Le duc est assis dans un fauteuil recouvert d'un drap d'or et des tapisseries ornent les rues de Bruxelles par où passent les ambassadeurs de France , d' Angleterre , de Naples , de Milan , d' Aragon et de Sicile , d' Autriche , de Prusse , du Danemark , de Norvège , de Hongrie , de Bohème , de Pologne et de Russie [ 38 ].

Si l'autorité du duc de Bourgogne paraît bien assise à l'intérieur, à l'extérieur elle doit affronter l'hostilité du roi de France et aussi la méfiance de l'empereur d' Allemagne. Celui-ci, après avoir promis au duc de lui accorder le titre de roi, se rétracte. Cette nouvelle dignité aurait donné à Charles le pouvoir de faire jeu égal avec le roi de France. Après l'échec de la cérémonie d'investiture royale, alors que les souverains d'Europe, et surtout le roi de France, s'attendaient à devoir composer avec un nouveau roi, le duc de Bourgogne se sent poussé à la guerre pour affirmer sa puissance.

Celui que l'on nomme Charles le Téméraire tente donc de réunir par la force ses possessions bourguignonnes de France avec celles des grands Pays-Bas. Ceux-ci sont, à l'époque, nommé le Leo Belgicus. Finalement, le duc meurt au combat à Nancy [ 39 ]. Dès l'époque bourguignonne, la langue française a droit de cité à Bruxelles en tant que langue du pouvoir. Mais il était de règle de traduire en néerlandais tout texte légal qui devait l'être pour la bonne compréhension des sujets des ducs.

Après la mort du Téméraire, Bruxelles reste aux mains des Bourguignons et finit par échoir dans l'héritage de celui qui allait devenir, à sa majorité, Charles Quint. Né à Gand , héritier des ducs de Brabant à travers l'hérédité des ducs de Bourgogne, Charles hérite donc des Pays-Bas bourguignons , mais aussi de l' Espagne et de ses colonies d' Amérique. Il va alors réaliser le rêve déçu de Charles le Téméraire lorsqu'il devient par élection de la Diète d'Empire , empereur du Saint-Empire romain germanique.

En effet, en obtenant cette charge, il émancipe, les grands Pays-Bas de la tutelle étrangère qu'était celle du Saint-Empire, puisque, par un renversement historique, c'est, à partir de ce moment-là, le souverain des Pays-Bas qui exerce le pouvoir sur l'Empire. Né à Gand , élevé en Brabant , Charles Quint avait été, dès sa naissance, considéré par la population comme un enfant du pays. Mais son entourage flamando, franco espagnol, puis allemand, en fait un polyglotte, parlant le néerlandais , le français , l' espagnol et l' allemand.

Cependant, à la cour de Bruxelles, le français est la langue véhiculaire. C'est durant son séjour à Bruxelles, , qu' Érasme , le prince des humanistes , rédige en français son traité de l'éducation d'un prince destiné à guider l'éducation de Charles qu'il remet personnellement au futur empereur qu'il appelle "Princeps Burgundiunum" [ 40 ] , [ 41 ] , [ 42 ] , [ 43 ].

C'est au palais du Coudenberg que Charles Quint réside le plus souvent, en dehors de ses campagnes militaires et de deux brefs séjours en Espagne. La première fois, c'est pour aller faire connaissance de ses sujets espagnols, la deuxième fois, c'est alors qu'il est empêché de traverser la France pour rentrer à Bruxelles, étant en guerre avec ce pays et alors qu'il retient prisonnier le roi de France François I er vaincu à la bataille de Pavie. Malgré les absences de Charles, chaque fois pour cause de guerre, le français est donc, à Bruxelles, la lingua franca , langue utilisée comme langue d'usage par les seigneurs de la Cour.

C'est aussi une langue pratiquée par les Wallons installés à Bruxelles une place publique indiquée sur les plans les plus anciens s'appelle place des Wallons. Lorsque Charles Quint, en , par la transaction d'Augsbourg , érige les Dix-Sept Provinces en Cercle de Bourgogne affranchi de la juridiction impériale, il apporte au pays une véritable indépendance. Ce qui est confirmé, en , par la Pragmatique Sanction qui confirme l'indissociabilité de ce que l'on nomme aussi la Généralité des Pays-Bas qui englobe la Hollande et ses extensions du nord, la Belgique , le nord de la France et la Franche-Comté.

Philippe II d'Espagne , fils de Charles Quint est destiné à en être le souverain, mais dans le respect des franchises et des privilèges locaux, ce qui confère aux gouverneurs installés à Bruxelles leur indépendance politique au sein d'un vaste ensemble multi national comprenant l' Espagne et ses colonies.

Aussi, quand Charles abdique à Bruxelles de tous ses pouvoirs sur la généralité du Leo Belgicus , sur la Bourgogne , sur le Saint-Empire romain germanique , et sur l' Espagne avec ses colonies, l'héritage qu'il laisse ne paraît pas menacer la ville dans son statut politique de ville de pouvoir en Europe du Nord.

Mais le choix que son fils, Philippe II , fait de Madrid pour y résider va créer un antagonisme entre Bruxelles et l'ensemble des Pays-Bas envers l' Espagne.

D'autant plus que, depuis Madrid , Philippe II intensifie la lutte de son père contre le protestantisme. Celle-ci s'était déjà traduite à Bruxelles, comme dans ses autres villes et états, par la publication de placards, des affiches condamnant les ennemis de l' église catholique romaine avec des peines allant jusqu'à celle de la mort.

Après Charles Quint , le français continue, au cours des siècles, à être utilisé par l' aristocratie et une partie de la bourgeoisie , particulièrement dans les affaires de politique extérieure.

Le brabançon, variante dialectale du néerlandais demeure la langue véhiculaire de la grande majorité de la population.

Le soulèvement contre l'autoritarisme du successeur de Charles Quint , son fils Philippe II entraîne, après des répressions sanglantes dans le cadre des guerres de religion , la rupture des Pays-Bas bourguignons. C'est la naissance des futurs Pays-Bas du nord que les Français appellent la Hollande , un état majoritairement protestant. Le conflit commence par l'arrivée à Bruxelles de troupes espagnoles qui occupent la ville et par l'exécution sur la Grand-Place de deux chefs rebelles, les comtes d'Egmont et de Horne.

La répression touche aussi de nombreux tenants des droits et franchises locaux menacés par Philippe II d'Espagne. De ce fait, le prince d'Orange, dit Guillaume le Taciturne , d'origine allemande , mais élevé en français à la cour de Bruxelles il parle aussi l'allemand et le néerlandais qui avait été proche de Charles Quint , devient l'emblème et le chef de la guerre contre l' Espagne. Au cours d'une longue guerre, le prince, qui a fui Bruxelles pour prendre la tête de ce qui devient une révolution, reviendra brièvement dans Bruxelles reconquise.

Les contemporains décrivent son retour aux côtés de l'ambassadeur d' Angleterre comme un véritable triomphe. C'est l'occasion pour les Bruxellois d'assister au premier feu d'artifice exécuté en Europe occidentale. Mais les vicissitudes des combats entraînent le prince loin de Bruxelles, aux côtés des protestants jusqu'à se convertir à la Réforme.

Acharné dans son combat pour la défense des droits et l'émancipation des populations, Guillaume d'Orange va jusqu'à appeler une de ses filles Catherine-Belgique d'Orange-Nassau. Durant toute la durée du conflit, Bruxelles s'est plusieurs fois opposée directement aux gouverneurs espagnols, tant pour des raisons religieuses que fiscales, notamment par l' Union de Bruxelles qui entérine la Pacification de Gand qui proclame l'unité des populations des grands Pays-Bas du nord au sud.

Succès éphémère, la ville deviendra même une république calviniste , subissant un siège d'un an avant de retomber sous le pouvoir du roi d'Espagne.

Durant les quatre-vingts ans que devait durer la guerre, Bruxelles connait un répit de dix ans sous les archiducs Albert et Isabelle installés dans le vieux palais bruxellois des ducs de Brabant et des ducs de Bourgogne sous un régime de neutralité équivalant à une quasi indépendance. Sous leur règne, en , Bruxelles perd toute emprise sur les provinces du nord par le traité d'Utrecht par lequel l' Espagne reconnaît l'indépendance du nord.

C'est la naissance des Pays-Bas du nord, principalement la Hollande séparés de la Belgique. Celle-ci est encore appelée, à l'époque, les Pays-Bas méridionaux. Durant ces évènements, Bruxelles reste une ville brabançonne dont le thiois , version brabançonne de la langue flamande , est la langue de l'administration et des chambres de rhétorique , et demeure la langue véhiculaire.

Mais, sous les archiducs , la politique intérieure du Conseil d'État gouvernement se fait en français. Si les relations avec les gouverneurs représentant l' Espagne continuent en langue française , moins souvent en langue espagnole , la vie culturelle est toujours marquée par l'emploi de la langue néerlandaise.

Pourtant, la politique française de conquête provoque une hostilité populaire qui entraîne une union de fait entre les Pays-Bas du Sud et la politique de l' Espagne dans une entente ambigüe qui marie une hostilité populaire envers les troupes d'occupation espagnole avec l'engagement de nobles locaux et à d'aventuriers qui s'en vont jouer un rôle surtout militaire au service de l' Espagne , tels Jean t'Serclaes, comte de Tilly et Jean de Werth.

L'Espagne n'en est pas moins ressentie par la population comme une puissance occupante, surtout du fait des impôts. Mais la Belgique constitue une source de revenus fiscaux et un poste d'observation et de défense en Europe du Nord dont la cour de Madrid ne veut pas se passer.

Aussi, pour maintenir leur influence sur la Belgique, appelée les Pays-Bas méridionaux , les rois d'Espagne doivent-ils passer par l'accord des états généraux et du Conseil d'état gouvernement siégeant à Bruxelles pour de nombreuses décisions relatives à la politique et aux guerres de l'Espagne qui entraînent des impositions fiscales mal accueillies par la population.

Cela fait de Bruxelles une capitale dont il faut respecter les droits et franchises, comme il le faut pour les lois locales des autres composantes des Pays-Bas méridionaux. Le français étant la langue de culture de toute l'aristocratie européenne et des classes opprimantes de l' Ancien Régime , c'est cette langue qui est utilisée dans les affaires politiques. La situation linguistique à Bruxelles continue donc à se caractériser par une dualité de culture, d'une part la langue populaire, le thiois , et, d'autre part, la langue de l' élite.

C'est à cette époque que la francisation de la ville se développe sous le gouverneur Charles de Lorraine représentant le pouvoir autrichien. Mais les embellissements de Bruxelles auxquels présida ce gouverneur par la création du quartier royal et la faveur publique qui lui était accordée pour sa bonhomie ne suffirent pas, sous son successeur, à empêcher une hostilité publique motivée par les réformes autoritaires de l'empereur d'Autriche Joseph II et, comme sous le régime du roi d'Espagne, par les impôts.

À Vienne existe un bureau belge. Le régime est celui d'un protectorat. Bruxelles est le poste avancé de l' Autriche en Europe de l'Ouest et, à ce titre, le gouverneur représentant l'empereur d'Autriche y reçoit les plénipotentiaires de puissances étrangères. Mais la volonté de l'empereur d'Autriche est de réglementer l'exercice des professions au mépris des droits acquis par les vieilles chartes. Un chef de corporation, François Anneessens est exécuté sur la Grand-Place de Bruxelles , d'autres défenseurs des droits locaux doivent s'enfuir.

La décision de l'empereur de supprimer des congrégations religieuses qu'il considère comme inutiles, pour une partie d'entre elles, achève de soulever la population de Bruxelles et d'autres villes. Après la victoire militaire à la bataille de Turnhout de l'armée levée par les États généraux représentant les diverses provinces belges, c'est en français qu'est proclamée l'indépendance des États belgiques unis.

Mais les querelles entre partisans d'un retour aux anciennes coutumes et les tenants des idées du siècle des Lumières minent la capacité de résistance du pays. Il en résulte un retour en force des Autrichiens.

Mais cela n'enraye pas la montée du français à Bruxelles puisque, dès , la victoire des armées de la Révolution française entraîne l'annexion à la France de l'ensemble du pays, avec pour conséquence l'imposition de la langue française dans toute la Belgique. L'autorité qu'exerçait l'Amman de Bruxelles sur la population de la vallée environnante, nommée la cuve , est supprimée.

La ville est ramenée au rang de chef-lieu du département de la Dyle , nouveau nom du Brabant. Le préfet Doulcet de Pontecoulant plaidera auprès de Napoléon le retour aux anciennes limites. Mais la chute de l' empire français empêchera ce projet d'aboutir. Sous la République française et l' Empire , le français s'est installé partout comme langue officielle. C'est notamment le cas à Bruxelles. Et malgré une éphémère annexion par le Royaume des Pays-Bas , décidée par les puissances du congrès de Vienne , qui fait de Bruxelles une des deux capitales des Pays-Bas, de à , c'est le français qui devient la langue des classes supérieures.

C'est au point que la tentative d'imposer la langue néerlandaise fut une des causes de la révolution belge de , en plus des mesures discriminatoires d'ordre politique favorisant les Hollandais dans l'administration et dans l'armée, alors qu'ils étaient moins nombreux que les Belges.

Des combats sanglants éclatent à Bruxelles en septembre et se propagent dans tout le pays. Après le bombardement d' Anvers par l'armée hollandaise réfugiée dans la citadelle de cette ville, l'indépendance de la Belgique est acquise avec l'accord du Royaume-Uni et de la France. En , l'armée française intervint pour prévenir un retour en force des Hollandais qui se retirent dans Anvers, mais sans affrontement direct.

À cette occasion apparaît un nom qui fera son chemin dans l'histoire de Belgique, surtout de Bruxelles, celui de Charles de Brouckère qui, en menaçant l'armée hollandaise sur ses arrières avec ses volontaires du Limbourg, fut un des artisans de leur repli sur Anvers. Ils formèrent un gouvernement provisoire installé dans l'hôtel de ville de Bruxelles alors même que les combats éclataient sur les barricades.

Agrandi par l'entrée de diverses personnalités, ce gouvernement patronna la création par un Congrès national de la constitution réputée, à l'époque, la plus libérale du monde.

C'est à ce titre qu'elle servit d'ailleurs de référence à plusieurs pays. Cependant, bien que d'inspiration très libérale, cette constitution se voulut monarchique pour ne pas susciter l'hostilité des souverains européens qui voulaient bien d'une Belgique indépendante, mais pas d'une république.

C'est à Bruxelles que, le 21 juillet , a lieu en français la prestation de serment de Léopold I er un noble allemand lié à la monarchie britannique. Une tentative militaire du roi de Hollande ayant été brisée par l'hostilité des grandes puissances et l'entrée en Belgique d'une armée française appelée par le nouveau roi, un traité de paix sera signé en entre la Belgique et les Pays-Bas. Commence alors le développement industriel de la Belgique qui va devenir une puissance industrielle de premier plan.

À partir de [ 56 ] , on constate que les néerlandophones se virent de plus en plus forcés de devenir bilingues [ 50 ] , [ 57 ]. Le néerlandais ne se transmettait plus à la génération suivante [ 58 ] , ce qui a eu pour effet une augmentation considérable du nombre des francophones unilingues après [ 59 ].

À partir des années [ 60 ] , à la suite de la fixation de la frontière linguistique [ 61 ] [réf. Par ce statut de région, la constitution belge installe Bruxelles dans une position identique à celle des autres régions de Belgique tout en lui rendant une forme et une superficie proches de ses anciennes limites, situation adaptée au statut de capitale qu'elle avait acquise en accueillant la résidence des ducs de Bourgogne Philippe le Bon et Charles le Téméraire.

La juridiction bruxelloise plus étendue exercée autrefois dans ce que l'on appelait le quartier de Brabant, qui représentait une partie de cette province, n'a toutefois pas été restaurée. Cette position, Bruxelles l'avait pourtant conservée pendant des siècles, d'abord sous les ducs de Brabant, puis sous les ducs de Bourgogne, et encore sous Charles Quint , quand celui-ci avait constitué les grands Pays-Bas en une généralité incessible par l'acte dit de La Pragmatique Sanction.

Par la suite, les guerres de religion et l'absolutisme espagnol ne purent enlever à Bruxelles ni l'étendue de sa juridiction ni son statut politique puisqu'elle resta le siège du Conseil d'État gouvernement de ce que l'on appela la Belgica Regia Pays-Bas espagnols après la rupture avec le nord.

Il s'agissait bel et bien d'un gouvernement, même sous le protectorat des Habsbourg d'Espagne. Plus tard, la révolution brabançonne qui amena la création des États belgiques unis , malgré les Habsbourg d'Autriche , ne fit que confirmer le statut de Bruxelles.

Il fallut l'annexion de la Belgique , décidée à Paris, pour ramener la ville à ses dimensions du Haut Moyen Âge. Près de deux siècles plus tard, la ville a donc retrouvé un état conforme à son histoire et à la réalité socio-politique moderne.

Enfin, en , fut consacrée la création constitutionnelle de la ville région de Bruxelles-Capitale. Celle-ci possède son propre gouvernement et sa propre assemblée parlementaire sous le nom officiel de Bruxelles Capitale. La région est une des trois régions fédérées de Belgique , les deux autres étant la Région wallonne et la Région flamande. En , la Région de Bruxelles-Capitale a tout de même fini par être créée officiellement.

La commune centrale conserve, par tradition, le titre multi séculaire de Bruxelles-ville sans que cela lui confère un droit supplémentaire par rapport aux autres communes. Ces communautés possèdent aussi la compétence linguistique sur la Flandre du côté néerlandophone et sur la Wallonie du côté francophone.

Mais, pour Bruxelles, les deux communautés sont représentées par des commissions spécifiquement bruxelloises qui gèrent les intérêts linguistiques des Bruxellois flamands et des Bruxellois francophones.

Du côté néerlandophone a été créée une Commission communautaire flamande spécifique pour s'occuper des Bruxellois flamands VGC, qui a succédé à une instance nommée d'abord la Commission culturelle néerlandaise et, du côté francophone, la Commission communautaire française COCOF qui s'occupe des Bruxellois francophones. Ainsi, chaque habitant de Bruxelles peut être traité dans la langue de son choix lors de ses rapports avec les réseaux scolaires et dans les administrations.

Dans les hôpitaux publics qui dépendent des centres publics d'aide sociale, le bilinguisme des services est obligatoire; il n'est pas requis dans les hôpitaux privés ni les hôpitaux universitaires. Bruxelles offre la vision d'une ville prospère.

De nombreux commerces la parsèment, cafés, restaurants, traiteurs, chocolatiers, grands magasins tels Inno-BM et sa galerie de la rue Neuve, une des artères les plus commerçantes d'Europe [réf. Ces commerces sont ouverts jusqu'à 20 heures tous les jours et 21 heures le vendredi.

Ils sont fermés un jour par semaine qui est laissé au choix et qui est, le plus souvent, le dimanche. Mais ils sont ouverts le dimanche dans le centre-ville touristique délimité par les boulevards de la petite ceinture intérieure. Cette apparente prospérité s'explique par la présence d'une population aisée, voire riche, formée par la bourgeoisie locale ainsi que les nombreux cadres des institutions internationales et leur cortège de lobbys. L'aéroport de Bruxelles National à Zaventem est connecté, au nord-est de la ville, au réseau ferroviaire de tout le pays et au réseau autoroutier.

Le 13 janvier , les Sans-culottes belges et français se munissent de lourds marteaux et s'acharnent sur tout ce qui blesse leur conscience républicaine: Aucun emblème de l'Ancien Régime n'est épargné. Déclarées bien national, les maisons corporatives sont mises en vente. On la gratifia pour l'occasion d'un "arbre de la liberté". Aux premières heures de l'Indépendance, la Grand Place devint, pour un temps fort bref, la "Place de la Régence". En , la maison de "L'Étoile" est démolie pour élargir la rue qui flanque l'Hôtel de Ville à gauche afin de permettre le passage d'une ligne d'omnibus sur rails.

En , la vieille Maison du Roi fort délabrée est démolie et reconstruite par l'architecte Pierre-Victor Jamaer en style néo-gothique. Elle abrite depuis lors le Musée communal. Les autres maisons doivent leur admirable aspect actuel à une ample et méticuleuse restauration basée sur les plans de l'architecte De Bruyn. La façade principale, les façades latérales, la tour et les galeries de l'Hôtel de Ville sont décorées par plus de statues.

En , " L'Étoile " est rebâtie, plus étroite et avec un trottoir sous arcades. La même année, le ème anniversaire de la rénovation des lieux est fêté avec faste et la vieille rue de l'Étoile est rebaptisée du nom de Charles Buls, en hommage aux efforts déployés durant vingt ans par ce bourgmestre pour rendre à la Grand Place son éclat d'autrefois. Finalement, c'est "Le Roy d'Espagne" qui est reconstruit en sur base des plans originaux de Jan Cosyn.

Centre de la vie économique de la cité, la Grand Place était également le lieu des assemblées politiques, des ordonnances de police, des révoltes, des privilèges et de la justice. En , le patricien Everard 't Serclaes y chasse les troupes flamandes du comte Louis de Male, avant d'être mortellement blessé en par les hommes du seigneur de Gaasbeek, auquel il s'était opposé pour défendre les droits de sa ville contre des exigences injustes.

En , Philippe de Saint-Pol, régent des États du Brabant, provoque l'insurrection des métiers et fait décapiter l'Amman sur la place. Henri Voes et Jean Van Eschen, deux moines augustins originaires d'Anvers, montent sur le bûcher dressé sur la place le 1er juillet à cause de leur conversion à la doctrine de Martin Luther.

Ce sont les premières victimes de l'inquisition dans les Pays-Bas espagnols. Le 5 juin , devant l'actuelle Maison du Roi, les comtes Lamoral d'Egmont et Philippe d'Hornes sont décapités sur ordre du duc d'Albe, envoyé à Bruxelles par le roi Philippe II d'Espagne pour lutter contre les calvinistes soutenus par Guillaume de Nassau, prince d'Orange. Leurs statues érigées sur la Grand Place en se trouvent aujourd'hui sur la place du Petit Sablon. Le 13 septembre , on assiste sur la place à la seule exécution pour sorcellerie: Et le 19 septembre , c'est au tour de François Anneessens, doyen de la corporation des quatre couronnés, de monter à l'échafaud pour avoir été le principal instigateur des émeutes qui ont secoué les Pays-Bas autrichiens.

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